Sécheresse : Département du Gers

Les épisodes pluvieux importants et de courtes durées n’ont aucun effet dans la recharge des nappes phréatiques et des stockages d’eau en surface. C’est ce que Pierre ORY, Préfet du Gers avait constaté en début d’année.

La sécheresse dans le Gers

Le département du Gers dominé économiquement par l’activité agricole est encore une fois sévèrement touché par la sécheresse. La situation hydrologique sur le département est déficitaire depuis le début de l’automne 2016. D’octobre à décembre, on constatait déjà un déficit allant jusqu’à 60% par endroit. La recharge des nappes phréatiques a donc été largement en dessous des niveaux standards. L’alerte n’a pourtant pas été donnée, espérant un hiver pluvieux qui n’est finalement pas venu. Malgré une bonne pluviométrie au mois de juin, les cumuls depuis novembre 2016 restent déficitaires (20 à 30 %). Au 1er juillet, on comptait déjà sur le bassin Adour-Garonne, 56 arrêtés préfectoraux visant à limiter les consommations d’eau.

Prévenir les conséquences de la sécheresse

L’évolution de la situation hydrologique du Gers était sous surveillance. Pourtant, lorsque que des épisodes de sécheresse importants apparaissent, il semblerait nécessaire d’établir des prévisions à partir de l’élaboration de différents scénarios et d’évaluer les conséquences correspondantes dues aux manques d’eau.

Une échelle de risque pourrait ainsi être mise en place et communiquée aux professionnels  dépendants de la ressource en eau. On pense aux céréaliers et aux éleveurs, professions largement dominantes dans le département du Gers.
L’agence Adour-Garonne publie chaque mois un bulletin hydrologique sur la bassin ; analyse dont il faudrait s’inspirer. En fonction de ces données, des choix stratégiques pour le reste de l’année 2017 doivent être mis en place et anticipées dans la mesure du possible (type des cultures, choix des semences par exemple). Ce qui aurait eu pour effet de limiter les nombreuses catastrophes financières qui sont annoncées.

L’agriculture et l’eau : faire preuve de bon sens

Utilisation de l'eau en irrigation de maraichage

Irrigation en maraîchage

Les effets du changement climatique sont connus et constatés depuis quelques années. Il faut donc les anticiper et en revoyant nos stratégies de développement. Il y a urgence.
L’agence de l’eau, la chambre d’agriculture, le conseil départemental ainsi que la préfecture doivent en concertation, tout mettre en œuvre pour conseiller et accompagner les agriculteurs sur le choix de cultures peu consommatrices d’eau. Les agriculteurs doivent aussi prendre conscience qu’ils ne doivent pas tout attendre des institutions ou des aides de la PAC et se responsabiliser dans leurs choix.

L’eau et les collectivités locales du Gers

Arrosage d'un stade dans le Gers en période de sécheresseLes prochaines années seront tout aussi déficitaires en matière de ressource en eau.
Cette recommandation s’applique aussi aux cultures ornementales et d’agrément. Les collectivités doivent tout mettre œuvre pour limiter la consommation d’eau avant même que la mise en place des restrictions. C’est une démarche de responsabilité collective qu’il convient d’appliquer tout au long de l’année.

 

Documents à consulter :

Données l’hydrologique des départements : www.eaufrance.fr

Vulnérabilité du Gers face au changement climatique [Pdf]

Arrêtés sécheresses en vigueur dans le Gers

Propluvia

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