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État de
la législation en France
En France, la récupération
des eaux de pluie est un acte tout à fait légal.
Elle reste cependant freinée par labsence de
réglementation et de consignes techniques claires
sur son utilisation (normes d'usage).
Contrairement aux idées répandues, l'eau de
pluie correctement stockée et utilisée d'une
façon régulière convient à tout
usage domestique (Wc, Lave-linge, arrosage, nettoyage des surfaces, lavage des véhicules).
Le Conseil Supérieur d'Hygiène se montre prudent
sur la question. Cette instance craint en effet qu'il y
ait de possibles confusions dans les bâtiments publics
entre le circuit d'eau potable et le circuit d'eau " non
traitée ".
Il en est de même par les Directions Départementales
des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS)qui doivent
donner leur accord pour les installations dans les bâtiments
à usage collectif (pour des usages dits " corporels ").
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Les
pays voisins membres de l'Union Européenne
sont dans ce domaine, bien en avance par rapport à
la France qui comme l'Allemagne et la Belgique pratiquent
la réutilisation de l'eau de pluie pour les
besoins de consommation depuis plus de 20 ans.
Les mesures législatives nationales en Belgique
requièrent que toute nouvelle construction
soit pourvue dune installation de captage des
eaux pluviales destinée aux sanitaires et à
des usages à l'extérieur de l'habitat.
Ces mesures ont été mise en place dans
un double objectif :
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1) réduire
la demande en eau traitée et freiner lagrandissement
des réseaux de distribution deau
2) capter et réutiliser les eaux pluviales au lieu
de surcharger les réseaux dégouts pluviaux.
Que dit la réglementation française
sur l'usage de l'eau de pluie ?
Article 640 du code civil
Les fonds inférieurs
sont assujettis envers ceux qui sont plus élevés,
à recevoir les eaux qui en découlent naturellement
sans que la main de l'homme y ait contribué.
Le propriétaire inférieur ne peut point élever
de digue qui empêche cet écoulement.
Le propriétaire supérieur ne peut rien faire
qui aggrave la servitude du fonds inférieur.
Article 641 du code civil
L'article va plus loin dans les règles
de propriété des eaux pluviales en développant
le cas (assez fréquent) d'un terrain ou d'un toit
juxtaposé ou confondu avec celui du voisin.
Il expose que tout propriétaire a le droit d'user
et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur son propre
fonds (toit, terrain, etc.). En conséquence, chaque
propriétaire peut récupérer et stocker
l'eau de pluie dans des réservoirs et l'utiliser
comme il le souhaite pour son usage domestique
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Il arrive que ce
principe de base donne la propriété
de l'eau tombée chez soi, soit modifié
par accord entre propriétaires de terrains
contigus. Il est possible en effet d'acquérir
le droit d'utiliser les eaux de pluie de son voisin
ou de renoncer aux siennes propres. Quel que soit
le sens de l'engagement, il doit être scrupuleusement
respecté.
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Cet engagement prend une
importance particulière lorsque les terrains sont
en déclivité l'un par rapport à l'autre
: le propriétaire d'un terrain situé en contrebas
peut, du fait de l'existence d'un tel accord, devenir le
titulaire exclusif du droit d'utiliser les eaux de pluie
tombant sur le terrain situé au-dessus du sien. Il
peut alors les capter et les stocker à son unique
profit à condition de ne pas causer un préjudice
à autrui et particulièrement au propriétaire
situé en contrebas de son terrain (terrain vers lequel
les eaux ont une tendance naturelle à sécouler).
Important : il faut savoir qu'un tel accord, s'il
a fait l'objet d'un acte notarié, se transmettra
avec le bien lors de sa vente ou lors d'une succession.
 voir
texte intégral (article 641)
Article 681 du code civil
Déversements des eaux vers un
terrain voisin, un fossé, etc.
" Tout propriétaire doit établir
des toits de manière que les eaux pluviales s'écoulent
sur son terrain ou sur la voie publique ; il ne peut
les faire verser sur le fonds de son voisin ".
Les eaux de pluie tombant sur les toits doivent donc être
dirigées soit sur le propre terrain du propriétaire
des constructions soit sur la voie publique.
Le maire peut interdire (ou soumettre à conditions)
le rejet d'eaux pluviales sur la voie publique. Cette interdiction
est alors inscrite dans le plan local d'urbanisme (ex POS)
ou dans le règlement du service d'assainissement.
En outre le déversement d'eaux pluviales dans un
fossé nécessite une autorisation de la part
du propriétaire du fossé.
La législation française reste donc assez
vague et continue à fermer les yeux sur les bien-faits
que peuvent produire une telle alternative aussi bien sur
la protection de la ressource en eau que sur l'économie
puisque l'eau pluviale participe à la surcharge des
réseaux d'assainissement et donc des stations de
traitement lors des grands épisodes pluvieux.
Position du Ministère de la santé
Suite à la multiplication des projets visant à
récupérer et utiliser les eaux de pluie des
toitures pour des usages domestiques, notamment pour des
bâtiments recevant du public, la position du ministère
de la santé relative à l'utilisation d'eau
de pluie pour des usages domestiques a été
diffusée par une circulaire
le 20 mars 2006.
Position de la Direction Générale de la
Santé (DGS)
Consultez également la position du 2 mars 2006 de
la Direction
générale de la santé. La
DGS a également saisi le Conseil supérieur
dhygiène publique de France (CSHPF) sur les
enjeux sanitaires liés à lutilisation
deau de pluie pour des usages domestiques.
Position du Conseil supérieur
dhygiène publique de France (CSHPF)
Le CSHPF a rendu son
avis le 5 septembre 2006 en recadrant les règles
à suivre quant à l'utilisation domestiques
de l'eau de pluie.
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